1793 : d'un siège à l'autre, des républicains victorieux, des Vendéens défaits
Le 29 juin 1793, Nantes est assiégée par les armées catholiques et royales, qui ont échoué à prendre la ville, une première fois, en mars. Isolée, sous-équipée, privée de soutiens décisifs, elle résiste à des forces bien supérieures en nombre. Selon certains, se joue même sur les rives de la Loire le destin de la République. C'est que, dans les affrontements de mars et juin, se dessinent les logiques militaires, politiques et sociales d'un épisode majeur de la guerre de Vendée, incarnant les tensions entre une métropole prospère et un arrière-pays déçu par la Révolution, entre pouvoir local et Convention. La mémoire, locale et nationale, de cet événement semble avoir été éclipsée par les massacres de Carrier - commissaire diligenté par la Convention - et le récit vendéen contre-révolutionnaire.